Quand j’étais Tolkien

    Je n’avais pas d’appareil photo, il m’a donc fallu écrire.

Un chemin raviné par un ruisseau à sec serpente en tirant sur la droite dans un crochet élégant.  Un léger dénivelé fait disparaître le bout du chemin. Sur la droite, un rassemblement de troncs fins, tels des lambeaux d’arbres, laisse passer la lumière ambrée d’un soleil sur le déclin. Sur la gauche, la forêt se densifie, on s’approche du cœur ; la mousse sur l’écorce se fait sombre et regorge de vie. La lumière de la droite parvient malgré tout à se faufiler parmi des branches basses et les troncs épais. Au dessus du chemin, une arche tissée de frondaisons aériennes encadre l’image. Au sol, les cailloux blancs et ocres tirent leur épingle des jeux de lumière, tandis que ces grandes dames déchues les feuilles mortes se repaissent de leur dernière gloire avant l’oubli. Elles rôtissent paisiblement en attendant de pourrir.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Micro-histoire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s